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Avec
Sam Touzani
Mise
en scène de Richard Kalisz.
Par
le Théâtre Jacques Gueux
Ramallah-Paris-Tel-Aviv…l’extraordinaire
voyage d’un arabe israélien qui ne sait plus à quelle identité
se vouer… tant on lui refuse la sienne propre.
Nous
sommes à Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne.Suite
aux accords d’Oslo, l’armée israélienne s’en est retirée. Un
acteur s’apprête à se rendre au théâtre où il doit jouer dans
une pièce du répertoire égyptien. Il y tient le rôle principal,
celui d’un jeune prince guerrier, mi-historique, mi-légendaire,
impliqué dans une vendetta entre deux tribus, qui dure depuis
quarante ans. C’est un rôle à dimension héroïque. Mais, à dire
vrai, l’acteur s’interroge et s’épuise à endosser ce genre de
rôle enfermé dans des causes guerrières.
Ce
soir-là, comme d’habitude, les jeunes tiennent les murs et
s’adonnent à leur sport ou plaisir favori : cracher par
terre. Mais ce soir-là, l’armée israélienne a lancé une
opération : la ville est bouclée et les hélicoptères
tournoient dans le ciel.
Sur
le chemin qui mène au théâtre, il n’est pas évident de se
déplacer en sécurité, et, il n’est pas certain que le public
sera au rendez-vous. Pour l’acteur, le problème devient lancinant
et urgent à résoudre : faut-il continuer à jouer la guerre et
ses soi-disant héros ? Il ne veut plus s’identifier à des
personnages qui n’hésitent pas à tuer hommes, femmes et enfants
pour l’honneur du clan. C’est pourtant ce que le public, venu au
théâtre, réclame à tout prix et acclame en lui.
Une
pièce emblématique d’un monde écartelé, divisé, et qui semble
condamné à l’affrontement, au refus du partage, à la négation
du dialogue.
Mais
sur qui crache- t- on et pourquoi ? se demande désespérément
le personnage. Mais à force de se cracher l’un sur l’autre,
pourra – t- on jamais se sortir du mépris des uns et des autres ?
« A
portée de crachat », pièce écrite par un acteur arabe
israélien, est une épopée tragi-comique pour un homme seul qui
se retrouve perdu sur la scène du théâtre et sur la scène du
monde. Voulant à tout prix se sortir d’un piège mortel, d’un
conflit bloqué dans une impasse, le voici, en outre, face au spectre
du 11 septembre à chaque passage de frontières.
Une situation infernale et
absurde qui nous invite à rire pour ne pas exploser.
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les
1er,
2, 3, 4 et 5 mars 2011 à l’Espace Senghor - 02 230 31 40
Les
18, 19 mars et 24, 25, 26 mars à La Vénerie - 02 663 85 50
Du 27
au 30 avril au Centre Culturel Jacques Franck - 02 538 90 20
Les 6
et 7 août au Festival de Spa - 0800/24 140
Du 19
au 21 août 2011 au Festival Nomades à Bruxelles.-
02
219 11 98
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