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De
Eve
Ensler
Avec:
Laurence
Bibot, Martine Willequet et Delphine Ysaye
Mise
en scène de Nathalie
Uffner
Traduction
de Dominique
Deschamps
Le
vagin, on ne s'en lasse pas...
La
pièce de Eve Ensler est une succession de témoignages de femmes
parlant de leur rapport à vous savez quoi, un mot qu'on a du mal à
dire ou écrire parce qu'il fait un peu peur. Au lieu de faire dans
le militant ou le dramatique, Eve la bien prénommée, a préféré
l'ironique et l'onirique. Et grâce à elle, toutes les femmes
peuvent aujourd'hui le dire haut et fort : nous avons un vagin et
nous en sommes très contentes.
" J'ai
décidé de faire parler des femmes de leur vagin. Au début, elles
étaient un peu timides. Elles avaient du mal à en parler. Mais une
fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter...
" Eve
Ensler
Ainsi
commencent les monologues d'Eve Ensler, interprétés par des
comédiennes qui se relaient devant le succès de cette pièce aux
représentations quasi permanentes. Quelques minutes de présentation,
d'explication au style direct d'un travail de longue haleine, le
public est mal à l'aise et intrigué, bousculé. Le mot, le mot
tabou, "vagin", revient sans cesse. Ce n'est pas un hasard,
jamais. C'est un choix, un choix de lutte.
Le
texte est un discours, intelligent et passionné, ému et sensible,
quelque chose d'un militantisme pas seulement féministe. Au gré des
témoignages recueillis de par le monde, on passera du rire à
l'émotion intense. Si le ton alterne les genres, le propos reste le
même : dire, montrer, dénoncer, réconcilier... Ainsi le monologue
en honneur des femmes bosniaques violées est d'une beauté violente
et rare, utile surtout.
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