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Hamadi
-Mohamed El Boubsi pour l’état civil- est le père.
Soufian El Boubsi est le fils. Le premier est un enfant de l’exil.
Il débarque en Belgique à 7 ans dans les bagages de ses
parents. Et se nourrit rapidement aux idéaux de démocratie,
de liberté, de laïcité… Soufian, lui, est né
en Belgique où il est chez lui avec ses attaches, ses repères
et ses engagements.
Au départ de leur propre
expérience, ils ont décidé non pas de livrer
leur histoire vraie mais d’écrire une vraie histoire, celle
de deux personnages aux choix tranchés. Dans Sans
ailes et sans racines,
l’Histoire de tous les exils (car il y a des exils de l’intérieur
qui ne sont que rarement nommés), croise celle de tous les
exilés. Puisant à des instantanés précis
de leurs vies, un père et un fils s’interrogent sur
l’influence de cette Histoire sur leur propre destin.
Par leur
universalité, les personnages de Sans
ailes et sans racines
ne sont pas sans nous rappeler ceux de En
attendant Godot
de Beckett. D’un Beckett nourri aux thématiques de la
migration, de l’ailleurs, de l’Autre, de la liberté des
mœurs, de la religion, des femmes, des rapports avec l’occident…
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